La dénonciation est un devoir républicain

Publié le par lap1.blanc

France, 1944, sous Vichy :


France, 2009, sous Sarkozy :


Et ce n'est pas une connerie, puisque ce site bénéficie d'une adresse en .gouv.fr (qui ne sont données qu'aux instances du Gouvernement) ainsi qu'un certificat SSL signé par CERTINOMIS pour le ministère de l'intérieur (plus précisément pour le compte de la DGPN). C'est donc un site tout à fait officiel.

Ajoutez à ça, la déclaration de l'autre qui ne sait pas de quoi il parle (mais payé bien plus que moi, qui connait mon métier) "La dénonciation, c'est un devoir républicain".

Je ne suis pas un grand fan des phrases du type "Reviens machin, ils sont devenus fous", surtout depuis que ce vendu de Val l'a exploité dans un de ses torchons qui sert de bouquin. Et même si je suis loin d'être un fan de De Gaulle, j'ai bien envie de dire "Revenez mon Général, ils sont redevenus fous".

De plus, il ne s'agit pas là de dénonciation mais de délation. Ne confondons pas. Par exemple, je peux dénoncer Lefevbre lorsqu'il touche 2300 euros pour siéger au Conseil d'Ile de France alors qu'il n'y fout jamais les pieds. Par contre, je serais coupable de délation en dénonçant mon voisin de piratage d'oeuvres musicales. (Sur ce dernier point, je tiens à signaler qu'il s'agit d'acte de santé publique si ce dernier copie les oeuvres de Céline Dion sur CD et teste chacune de ses copies sur sa sono pour vérifier son bon état).

La différence entre dénonciation et délation, c'est le motif. La délation est motivée par la vilainie, des motifs méprisables ou méprisants. Lorsque la délation est encouragée par un Gouvernement, ces motifs deviennent justifiés (et non pas "justes"). On trouve souvent un corrolaire à cette prise de position : tout acte allant à l'encontre des idées du Gouvernement est qualifié de "terroriste". On n'en est pas encore là (quoique, avec l'affaire de "l'ultra-gauche"...), mais on n'en est pas loin lorsque les débiles ministres crient sur les toits que les "manifestants ne sont pas patriotes".

Dans tout ça (il s'agit d'un blog personnel après tout), je n'ai pas peur de dire qu'effectivement, je ne suis ni républicain, ni patriote. Je suis pour un monde juste et libre, MOI.

Vous allez voir que, bientôt, dire ça sera qualifié de "haute trahison"...

(inspiré par Olivier Panza)

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