Mercredi 15 octobre 2008
(non, ce n'est pas du verlan)
Dans notre société occidentale, on se croit libéré des grandes idées religieuses, à l'abri de la moindre idéologie "cogitophage". Pourtant, une nouvelle religion s'ancre dans notre société. Elle n'a pas de nom, mais elle a ses dogmes, ses cathédrales, ses apôtres, ses rites, ses valeurs, ses tabous, ses hérétiques (AU BÛCHER!).
Mais qui sont-ils? Que sont-ils? De quoi parle-t-il?
Cette religion, que l'on pourrait qualifier de "néo-moderne", a d'abord des valeurs : le fric, l'image de soi, la vitesse, la compétition etc.
Elle a ensuite un "projet de sauvetage de l'Homme", par la technologie, notamment spatiale ("on envoie des Hommes sur la Lune alors que nous sommes incapable de sauver un bébé ici"). Après sa mort, celui-ci aura tout de même survécu et contribué au grand dessein de l'Humanité.
Les objets religieux sont aussi présents. C'est ainsi que le téléphone portable est, tout comme la Sainte Croix, un symbole religieux, qui "relie les Hommes", appuyant une valeur sous-jacente à toute religion : l'unité (par le conformisme).
Cette nouvelle religion, c'est ensuite des rites à des dates précises : les soldes, Noël perdant son caractère de fête religieuse au profit d'une fête consumériste made in Coca-Cola, etc.
Après les objets religieux individuels, nous avons les objets religieux communs (ou "totems"). Ca a commencé avec l'Empire State Building, symbole de la puissance de l'Entreprise, tout d'autres vénéraient leurs Dieux.
La propagande, à coups de grands renforts publicitaires, arrose chaque cm² du territoire envahi, tentant de sucrer ainsi tout espoir de liberté.
De petits temples sont érigés, à la Gloire du Consumérisme. Ces temples, ce sont les hypermarchés, où l'on se rend chaque semaine, comme on se rend chaque vendredi soir au temple, ou chaque dimanche à la messe, souvent à la même heure, rejoignant ce que j'avais défini comme "rites" juste avant.
On l'a bien vu récemment, les cathédrales sont les stades. On y rend hommage à la compétition, on y exacerbe le nationalisme, il ne suffit pas d'être bon, il faut être le meilleur, avoir la meilleure voiture, la meilleure maison, la meilleure femme.
Les apôtres ne sont pas en reste. Il se nomment Économiste, Journaliste et Scientifique. Le premier, régisseur et receveur des Tables des dix commandements de ce qui fonde cette religion : l'économie. Le deuxième est responsable de la propagande, de répendre la bonne (et unique) pensée, définissant, et en direct s'il vous plaît, le Bien et le Mal. Le dernier, enfin, et j'en ai fait parti, promet la délivrance par la Science. La blouse blanche, dépositaire du Savoir.
Les hérétiques, remettant en cause le culte de la Croissance, le consumérisme forcené, la société de consommation, se posant des questions, transgressant les tabous...
Les tabous, d'ailleurs, ne sont pas en reste. Analyser et interroger sur les véritables conséquences des objets sacrés (téléphones portables, ordinateurs, pesticides, OGM, etc.) est interdit, voire puni par la Loi dans certains pays sous couvert de "sécurité nationale". En France, on peut s'y faire coffrer pour "incitation à troubles de l'ordre publique".
Enfin, la protection de l'environnement passe par un eugénisme humain envers la nature. On peut défendre l'environnement à condition que cela ne remette pas (du tout) en cause l'élant productiviste et consumériste de notre société. Cette écologie là, on la qualifie d'écologie "bête" et c'est la ligne directrice défendue par Les Verts, écologie profondément inutile et inefficace, sauf pour apaiser les consciences, et ainsi être plus libre de consommer.
On pourrait dérouler cette religion pendant des heures, en faire un livre (sacré?) et continuer de mettre "un peu de vert par ci par là pour donner un peu de verdure à la ville". Vous êtes-vous déjà baladés à Courbevoie?
Enfin, la clé de voute de toute cette religion néo-moderne, c'est bien sûr la Bourse. Le Coeur du monde, du système, de la vie. C'est la Bourse qui donna la vie à l'Homme, voilà 320 ans, à Londres.
Comme quoi, l'Homme n'est pas né en Afrique, il est né au Libéral.
(article inspiré par La décroissance : le journal de la joie de vivre)
Dans notre société occidentale, on se croit libéré des grandes idées religieuses, à l'abri de la moindre idéologie "cogitophage". Pourtant, une nouvelle religion s'ancre dans notre société. Elle n'a pas de nom, mais elle a ses dogmes, ses cathédrales, ses apôtres, ses rites, ses valeurs, ses tabous, ses hérétiques (AU BÛCHER!).
Mais qui sont-ils? Que sont-ils? De quoi parle-t-il?
Cette religion, que l'on pourrait qualifier de "néo-moderne", a d'abord des valeurs : le fric, l'image de soi, la vitesse, la compétition etc.
Elle a ensuite un "projet de sauvetage de l'Homme", par la technologie, notamment spatiale ("on envoie des Hommes sur la Lune alors que nous sommes incapable de sauver un bébé ici"). Après sa mort, celui-ci aura tout de même survécu et contribué au grand dessein de l'Humanité.
Les objets religieux sont aussi présents. C'est ainsi que le téléphone portable est, tout comme la Sainte Croix, un symbole religieux, qui "relie les Hommes", appuyant une valeur sous-jacente à toute religion : l'unité (par le conformisme).
Cette nouvelle religion, c'est ensuite des rites à des dates précises : les soldes, Noël perdant son caractère de fête religieuse au profit d'une fête consumériste made in Coca-Cola, etc.
Après les objets religieux individuels, nous avons les objets religieux communs (ou "totems"). Ca a commencé avec l'Empire State Building, symbole de la puissance de l'Entreprise, tout d'autres vénéraient leurs Dieux.
La propagande, à coups de grands renforts publicitaires, arrose chaque cm² du territoire envahi, tentant de sucrer ainsi tout espoir de liberté.
De petits temples sont érigés, à la Gloire du Consumérisme. Ces temples, ce sont les hypermarchés, où l'on se rend chaque semaine, comme on se rend chaque vendredi soir au temple, ou chaque dimanche à la messe, souvent à la même heure, rejoignant ce que j'avais défini comme "rites" juste avant.
On l'a bien vu récemment, les cathédrales sont les stades. On y rend hommage à la compétition, on y exacerbe le nationalisme, il ne suffit pas d'être bon, il faut être le meilleur, avoir la meilleure voiture, la meilleure maison, la meilleure femme.
Les apôtres ne sont pas en reste. Il se nomment Économiste, Journaliste et Scientifique. Le premier, régisseur et receveur des Tables des dix commandements de ce qui fonde cette religion : l'économie. Le deuxième est responsable de la propagande, de répendre la bonne (et unique) pensée, définissant, et en direct s'il vous plaît, le Bien et le Mal. Le dernier, enfin, et j'en ai fait parti, promet la délivrance par la Science. La blouse blanche, dépositaire du Savoir.
Les hérétiques, remettant en cause le culte de la Croissance, le consumérisme forcené, la société de consommation, se posant des questions, transgressant les tabous...
Les tabous, d'ailleurs, ne sont pas en reste. Analyser et interroger sur les véritables conséquences des objets sacrés (téléphones portables, ordinateurs, pesticides, OGM, etc.) est interdit, voire puni par la Loi dans certains pays sous couvert de "sécurité nationale". En France, on peut s'y faire coffrer pour "incitation à troubles de l'ordre publique".
Enfin, la protection de l'environnement passe par un eugénisme humain envers la nature. On peut défendre l'environnement à condition que cela ne remette pas (du tout) en cause l'élant productiviste et consumériste de notre société. Cette écologie là, on la qualifie d'écologie "bête" et c'est la ligne directrice défendue par Les Verts, écologie profondément inutile et inefficace, sauf pour apaiser les consciences, et ainsi être plus libre de consommer.
On pourrait dérouler cette religion pendant des heures, en faire un livre (sacré?) et continuer de mettre "un peu de vert par ci par là pour donner un peu de verdure à la ville". Vous êtes-vous déjà baladés à Courbevoie?
Enfin, la clé de voute de toute cette religion néo-moderne, c'est bien sûr la Bourse. Le Coeur du monde, du système, de la vie. C'est la Bourse qui donna la vie à l'Homme, voilà 320 ans, à Londres.
Comme quoi, l'Homme n'est pas né en Afrique, il est né au Libéral.
(article inspiré par La décroissance : le journal de la joie de vivre)
Par lap1.blanc
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Publié dans : Politique
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